vendredi 27 avril 2007

INDE-JOUR 27

Comme documentariste et aussi entant que bloggeur, j’essaie de chaque fois vous transmettre mes états d’âme, mes sentiments, quelques photos et vous offrir le point de vue d’un nord-américain. Même après 6 voyages en Inde auparavant, j’ai encore vécu beaucoup de choses nouvelles dans se pays mystérieux, cru, vibrants et contraire à mon quotidien québécois. Dans le merveilleux livre de Gregory David Roberts intitulé « Shantaram « (Les publications Abacus, 2003), il écrit, « C’est à cause d’amour qu’un milliard d’Indiennes ont réussie jusqu’à présent de vivent ensemble. Savez-vous que l’Inde a vingt fois la population de la France. S’il y avait vingt fois plus de Français vivant avec autant restreinte d’espace, il y aura un bain de sang! Des rivières de sang! Sans amour l’Inde ne pourrait pas survivre. » Merci pour tous vos commentaires. Et, merci à Robert Cornellier de m’avoir fait confiance et d’avoir fait de ce tournage une expérience enrichissante. JMD (27 avril, 2007)

MUMBAI (INDE)-JOUR 25

Filmer en Inde est une nouvelle aventure chaque fois. Et, à Mumbai c’est l’Inde à la puissance de dix! De toutes les directions et à toutes instants il y a de quoi à voir, entendre, sentir et à essayer de comprendre ici. Mais, ont ne peu jamais toutes comprendre de Mumbai, surtout en 4 jours de tournage. Mumbai est la troisième ville la plus peuplé au monde. Le Gateway of India comme elle est appelé. Une cité aux contrastes extrêmes. Avec une forte influence venue des British et de l’USA, mélangé à une mer hindoue, punjabi, sikhs, musulmane, tibétaine, népalaise, perse, afghane et arabe. La vie ici avance comme la trotteuse d’une montre mais bouge au rythme indien. C’est l’extrême richesse, la mode, le commerce, les vedettes, Bollywood et parallèlement la misère, la marde, la surpopulation et un système de caste en pleine essor. Ici, l’esclavage volontaire existe très bien. Même qu’un marché existe réellement! En fait, des nouveaux arrivants débarquent 5000 à la fois chaque semaine à la recherche du « Rêve indien ». Similaire au « rêve américain » c’est nouveaux Mumbaiens risque le rien pour un peu plus! Et, quand vous partez de rien ou moins que rien c’est déjà beaucoup plus! Donc, d’être l’esclave d’un autre, d’être mutiler intentionnellement pour mieux pouvoir quêter pour son patron ou d’être le torchon au plus fort la piastre est souvent même mieux. C’est justement les cas des travailleuses du sexe de la Falkland Road (voir photo). Cette célèbre rue où filmer est pratiquement impossible. En fait, nous avons dû nous cacher à l’intérieur d’un véhicule aux vitres teinté pour pouvoir ramener quelques images. Malgré s’être cachés, on nous a menacé verbalement, lancé des cailloux et jeté deux chaussures à talon. Ici, la prostitution c’est un commerce comme un autre. Et ce business, il se calcul comme une livraison 30-minutes de chez Dominos’ Pizza avec 25 minutes en moins! Pour 100 rupees (3$ Canadian) vous avez l’All-Dress: 60 secondes pour se rendre au matelassé et discuter affaire, 30 secondes pour baisser le zip, 2.5 minutes pour l’acte et 60 secondes pour conclure l’affaire. C’est calculé au quart de pouce et c’est très sérieux. Parce que, plus de 5 minutes et la fille pourrait jaser avec le client ou pire encore, qu’on nous explique; elle pourrait tomber en amour! JMD (25 avril, 2007)

mercredi 25 avril 2007

MUMBAI (INDE)-JOUR 24

Imaginer pour un instant que vous n’avez pas gagner à la 6/49. Mais plutôt, vous avez eu la bonne chance d’être né dans une campagne, comme dans le Rajasthan par exemple, loin d’une grande ville et que votre rang de caste vous n’est pas favorable. Dans ce cas, vous vous méritez la modique somme de 35 rupees par jour (approximativement 1$ cdn)! Et ça, seulement si vous travailler 12 heures par jour, 7 jours semaine. Maintenant, on vous parle de la possibilité de migrer vers une grande ville, comme Mumbai (Bombay) par exemple (17 millions d’habitants), et on vous miroite la possibilité de pouvoir gagner 100 rupees par jour (environ 3$ cdn). Quelle chance! Donc, vous prenez le train et vous partez pour une vie meilleure. Mais, Mumbai c’est rien d’une vie meilleure. Pour pouvoir renvoyer de l’argent vers votre famille qui vous attends à la maison, vous aller devoir dormir sur le pavé ou avec un peu de chance et quelques rupees déboursé vous vous payez un loft (voir photo) matelassé non-compris! En passant, ce loft ne comprends ni toilette, ni eau courante. Mais, je vous le mentionne ceci parce que vous êtes québécois. Tous indiens migrants savent déjà très bien qu’une salle d’eau est un luxe inabordable! Ensuite, dans votre aventure comme travailleur migrant vous aller devoir, bien sûr, travailler ou plutôt être l’esclave d’un autre! Ou faire le travail que personne ne veut faire. Comme creuser les égouts de la ville à la main. Il paraît qu’un tracteur avec pèle mécanique coûte plus cher de l’heure que 40 indiens. Sauf que, ce que je ne comprends jamais est comment on fait pour creuser dans les égouts de la ville nauséabonds avec un sourire aussi radiant (voir photo de la jeune fille). En tout les cas, gagner à la 6/49 ça ne change pas le monde, sauf qu’ici… JMD (24 avril, 2007)

samedi 21 avril 2007

RAJASTHAN (INDE)-JOUR 20

Jaipur. « La ville rose » comme elle est communément appeler, à cause de ses habitations faites de briques rose. Cette métropole est la capitale du Rajasthan avec une population de 3.7 millions. C’est aussi l’endroit où il y a le plus de commerçants et où on peut visiter trois énorme palais fortifier et occupés jusqu’en 1920. Une cité construite à l’intérieure d’une vallée autre fois beaucoup plus fertile. Robert (le réalisateur) voulait qu’on arrête ici pour pouvoir capter le Rajasthan des circuits touristiques. D’ailleurs, il voulait que je film des visiteurs entrains de photographier la ville et ses Indiens! C’était tellement drôle de me voir entrain de chercher les meutes de touristes allemands, chinois, américains, français, pour ensuite les suivent avec ma caméra braqués sur eux dès qu’ils débarquaient du bus! Ça prenait quelques minutes avant qu’ils aperçoivent que je les filmais. Vous aurez dû voir leurs expressions et entendus les commentaires quand on m’apercevait. « Mais, qu’est qu’il a lui de nous filmer, pourquoi il ne film pas le Palais Rose ou ses charmeurs de serpents! » exprimait à haute voix une parisienne à son partenaire de voyage. À l’intérieur de moi j’avais le fou rire à voir ses touristes entrain de se faire faire le même traitement qu’ils font quand ils débarquent en filmant les pauvres indiens qui ne désirent pas se faire photographier. C’est ce qu’on appele, « l’arroseur arroser! » JMD (20 avril, 2007)

jeudi 19 avril 2007

RAJASTHAN (INDE)-JOUR 18

Au Rajasthan la vie est dure. Il y a peu d’eau, un environnement poussiéreux, les eaux sales et stagnantes sont à ciel ouvert, très peu de gens sont éduquer, donc beaucoup de pauvreté, les soins médicaux sont d’une rareté où carrément inexistant et les grandes richesses des Maharajas ont quitté ou disparus de la région. Par contre, comme dans beaucoup des pays d’extrêmes pauvretés, il y a toujours une générosité et des sourires accueillants! Bien sûr, je comprends que je peux souvent faire rire les gens dans les villages avec mes lunettes soleil, mes caméras autours de mon cou, les écouteurs aux oreilles et mes autres cossins suspendus à ma taille. Mais, pour un caméraman comme moi ces visages tapissant le décor de ses pays misérables me font apprécier la vie. Pourquoi qu’au Québec, avec toutes nos richesses et notre standard de vie élevé, nous ne sommes pas capables d’avoir ce sourire aussi facile? JMD (18 avril, 2007)

RAJASTHAN (INDE)-JOUR 16

La sexualité ici c’est tabou. On en parle pas et on agit comme si le sexe ça n’existait pas. Portant la population de l’Inde est au second rang mondialement derrière la Chine avec 1.1 milliards d’habitants! Hier, nous sommes allés dans un petit village à 1 heure au sud de Nawalgarh, où nous avons eu permission de filmer une rencontre, pour femmes seulement, sur l’éducation sexuel. Surtout nous avons eu le privilège d’y assistés avec un groupe d’Hindoues et Musulmanes. Imaginer deux hommes blancs parmi une trentaine de femmes volées entrain de discuter sexualité! Mais, après une heure, une petite chanson traditionnelle chantant l’éloge de Krisna et quelques blagues à propos de la grosseur d’un pénis, l’atmosphère c’est détendu. Durant ses groupes d’informations on explique aux femmes que faire l’amour sans protection avec son mari peut mener aux infections transmis sexuellement ou même au SIDA. Surtout, quand votre époux passe neuf mois comme travailleur migrant dans la grande ville de Mumbai (Bombay) ou ailleurs à l’étranger. Mais, faut dire, que ces femmes n’étaient pas des idiotes. Elles savaient très bien que leur homme avait probablement couché avec une autre. Plutôt la question était comment faire porter le condom à son homme ou comment lui mettre sans trop froissé l’égo mâle! JMD (16 avril, 2007)

vendredi 13 avril 2007

INDE-JOUR 13

Pendant mon séjour à Dharamsala, j’ai rencontré le cinéaste Montréalais, François Prévost. Il est ici pour présenter son film, Ce qu’il reste de nous (2004), à divers groupes de Tibétains et aux ONG locales pour évaluer s’il va distribuer prochainement une copie de son film pour des fins d’exploitation internationale et surtout en territoire chinois. Depuis 10 jours, en discutant avec François, j’ai réalisé que lui et moi avons la cause tibétaine tatouée sur nos cœurs! Hier, ensemble, nous avons été rencontrer, au centre des réfugiés de Dharamsala, de jeunes tibétaines et tibétains en train de faire des dessins. Ces jeunes sont fraîchement arrivés à pied du Tibet et au péril de leurs vies! Leurs croquis illustrent souvent la vie avec maman et papa qu’ils ont laissée derrière, du village de leur souvenir de jeune enfance, de la répression dont ils ont été témoins et du voyage périlleux récemment vécu au dessus des Himalayas. Nous croyons, François et moi, que de faire un prochain film sur la cause tibétaine à travers des dessins et les mots de ces jeunes réchappés vaudrait la peine d’être fait. Nous avons passé l’avant-midi avec ces enfants à jaser et à photographier leurs croquis. Un jeune a dit à François, en parlant de la fusillade à Nang-pa-la le 19 octobre 2006, « J’ai touché un des corps morts… il était froid, mais, nous avons continué à marcher»! Avis aux producteurs intéressés! Nous voulons entreprendre ce projet d’ici un an. JMD (13 avril, 2007)