jeudi 29 mars 2007

CAMBODGE JOUR 14

Après 10 jours bien remplis, 16 bobines de matériels tournés et plus de 1600 kilomètres de route c’est maintenant la fin. Le Cambodge pour moi sera le souvenir d’un pays changeant, en pleine évolution, en reconstruction, et avec un historique Khmer des plus marquantes. Mais, ce que je me souviendrai le plus et ce peuple très attachant, fortement influencé par la Chine, une spiritualité Bouddhiste semblable à celui du Népal, de la prostitution accepter comme étant un emploi comme un autre, une chaleur humide capable de rivalisé les bayous de la Louisiane, le meilleur massage que j’ai jamais eu (Massage Khmer), une bouffe très épicé, des visages toujours souriants malgré la misère d’un tiers monde, et, avant tout Madra et Sopeaph (deux nouveaux amis que j’espère garder pour la vie), sans oublier Simon avec qui j’ai pu partagé l'expérience d'une agréable découverte de ce pays de l’autre coté du monde. Bon retour à Montréal, Simon T. Pour moi l’aventure continue en Inde à Dharamsala, et ensuite, avec Robert Cornellier au Rajhistan. JMD 30 mars, 2007

CAMBODGE JOUR 12

Angkor Wat. Cet endroit est considéré comme étant l’une des anciennes merveilles du monde. Aussi, pour les plus de 300 millions adeptes de la philosophie Bouddhiste, c’est l’un des pèlerinages essentiel. Mais, sur une base purement historique ou architecturel, ce site est …Incroyable! J’ai vu tellement d’images de ce joyau Cambodgien que je me disais, à l’intérieur de moi, que ça ne serait pas si impressionnant que ça. Mais, je dois vous admettre qu’aucune photo n’y rend justice. Même avec une lentille de focale très large, c’est impossible de filmer cette immensité. L’endroit en soit d’Angkor est plus de 40 kilomètres carrée. De plus, il comprend plus d’une douzaine de temples ou plutôt plus de douze complexes religieux. A son apogée cette cité comprenait plus d’un million de citoyens, et, il y a de ça plus de 1500 ans. Londres, à cette même époque, comprenait seulement 50,000 de population! C’est tellement vaste que j’ai été capable à plusieurs endroits de me retrouvé isolé et complètement seul pour contempler et méditer parmi les 2 millions de visiteur annuellement. Faites le calcul, cela fait presque 5500 visiteurs par jour, et présentement nous sommes ici durant la période des plus achalander. Angkor Thom ou ce trouve le temple de Bayon est pour Simon et moi celui qui nous a marqué le plus (voir photo). Probablement c’était à cause de ses grands visages de pierre ayant toutes le sourire invitant et paisible. Sinon, peut-être c’est parce ce que nous avons été présent hier matin de la jungle qui se réveilla toute autour de nous a l’aube. Et oui, Simon c’est bien réveiller à 4 heures du matin pour assister à un lever du soleil à Angkor Thom. N’est pas un site puissant, qui est capable de lever Simon si tôt et de bonne humeur! JMD 29 mars, 2007

lundi 26 mars 2007

CAMBODGE JOUR 9

Aujourd’hui, entre deux entrevues nous avons pris le temps de visiter un endroit où les mots me manquent….une époque pas si lointaine, une page d’histoire, un régime démoniaque, l’horreur et la folie que seul l’humain n’en ai capable….Les Killing Fields. C’est important pour moi de l’avoir vu….j’ai beaucoup d’émotions à même vous écrire ce bref message. Peut-être de retour à Montréal je pourrais vous en parler d’avantage. Je vous laisse donc sur ces photos que j’ai prises hier. JMD 26 mars, 2007

CAMBODGE JOUR 8

Aujourd’hui nous prenons le chemin de retour vers Phnom Penh. De quitter la ‘Spirit Forest’ et les Phnong me fait un petit pincement au cœur. Par contre, de pouvoir nettoyer cette terre rouge foncé incrusté dans tous mes vêtements prendra plus qu’une petite pincée de détergent! Le trajet de retour vers Phnom Penh aura pris 9 heures mais au moins nous n’avons pas pris le champ. Voyez-vous, quand la pluie tombe ici et inonde la route, c’est aussi glissant que de conduire sur de la glace en hiver à Montréal. Et, ici il n’y a pas de camion qui arrose la chaussée de sel! Madra, était très nerveux en conduisant. Mais, toute était vite oublier lorsqu’il a pu s’offrir à manger des tarentules frites au bout de la route (voir photo)! Même que, j’en ai gouté une!! En passant, ça goute comme des croustilles. Par contre, je ne crois pas que c’est pour demain que nous verrons ça en emballage au dépanneur du coin. JMD 24 mars, 2007

dimanche 25 mars 2007

CAMBODGE JOUR 4 à 7

CAMBODGE JOUR 7 Comme toutes les populations autochtones de la planète, les Phnong sont en voie de disparition. Leurs façons de vivre sans se préoccuper de l’heure du jour, sans accumulation de richesse, vivant en collaboration avec leur communauté et en harmonie avec l’environnement sont un style de vie maintenant vu comme choses du passé. Sobem, 65 ans (voir photo), vie dans la tradition des Phnong comme l’a fait tant de générations avant lui. Son habillement, (ou plutôt, le peu de vêtement qu’il portait!) sa spiritualité en harmonie avec la forêt, et sa relation avec les autres membres de sa famille et de sa communauté me semble si simple, si pure. Du levé au couché du soleil, sa vie prend toutes son sens : le respect des autres, manger quand il a faim, construire une habitation pour se protéger des éléments, se reposer quand il en a de besoin et de vivre en écoutant l’environnement autour. Par contre, son modèle de vie est aujourd’hui menacé et je pourrais même vous dire qu’il sera disparu prochainement. L’économie d’un pays et de la planète ont un autre modèle en tête. D’avoir pu rencontrer et converser avec Sobem m’a apporter tellement au plan humain. Malheursement, mes enfants n’auront pas cette chance incroyable. Une rencontre que mes photos et mon vidéo essayeront de préserver. J’espère seulement que mes enfants n’iront pas croire que les scènes tourné font partie d’un film de fiction! JMD 23 mars, 2007 CAMBODGE JOUR 6 On n’arrête pas le progrès de la mondialisation. Même dans un coin de pays aussi reculer que le Mondulkiri la globalisation fait son chemin. Vers 20 heures hier soir, Madra m’a invité d’aller explorer le village de Sen Monorom ensemble. Le ciel était plein d’étoiles. L’aire était fraiche. Sur la rue centrale s’était plutôt tranquille avec quelques motos et une jeep. Des gens assis dans les restos buvant, parlant et regardant la télé. Et, des boîtes de nuit ou les filles attendent des clients au pied de la porte. Dans ce village d’environ 20,000 habitants, nous avons pu compter au moins 4 de ses boîtes de nuit! Au Cambodge, comme vous le savez déjà sûrement, la prostitution est malheursement choses courante et toléré. C’est une façon comme un autre de gagner son argent. Autre fois les campagnes envoyaient et vendaient à Phnom Penh leurs filles pour la prostitution. Mais, avec l’intérêt des multinationales pour le « Cheap Labor » et les ressources naturels locales, le client maintenant débarque directement en campagne. Madra et moi, sommes allés voir de plus près et avons entrés dans l’une de ses boîte de nuit : Des néons des plusieurs couleurs très quiche éclairent la façade et l’intérieur. De la musique asiatiques Pop joue. Au fond de la pièce, une télé où des paroles en cambodgiens déroules dans le bas de l’écran. Et, environ 7 filles pour nous accueillir à la porte. “Hello, what is your name? Where are you from?” L’une des filles nous demande. Elles avaient tous l’aire d’avoir 14 ans et elles s’habillaient comme ma fille Sara! Même que, à bien y penser, ma fille aujourd’hui ne porte plus de t-shirt Pokémon et des barrettes avec de gros papillons dans les cheveux! Madra jase avec l’une d’elle et me traduit par la suite : “Pour 5$US l’heure, on va chanter le Karaoké avec elles. Et, si nous le désirons nous pouvons avoir du sexe par après pour 25$US! ” Assez directe merci, mais, au moins on sait à quoi on peut s’attendre. Appelons ça du marketing direct! Mais l’histoire va de mal en pire. Deux autres très jeunes fillettes étaient aussi présentent à l’entrée. Seary, 10 ans et Môme, âgée 6 ans! Je ne voulais pas y croire. Elles ne nous ont pas offerte du sexe comme tel. Mais, si nous allions chantés avec elles, Seary allait mettre le Karaoké aux paroles anglaises. Dans l’espace de 3 minutes j’avais compris que la pédophilie était aussi rendue en campagne! C’est ça aussi la globalisation. JMD 22 mars, 2007 CAMBODGE JOUR 5 Une autre offrande, un autre poulet sacrifié! Comme dans mon film sur le Népal les autochtones de la petite communauté de Peu Tru Leu (environ 50 habitants) nous ont invités à une petite cérémonie d’offrandes aux esprits de la forêt. Sacrifice, prières, enceints, sans oublier du vin arrosé d’un soupçon de sang de poulet! Mettons que dans la région championne de la grippe aviaire, nous avons, Simon et moi, été un peu hésitants d’en goûté. Mais, travail et respect envers la communauté et les esprits de la forêt, nous l’oblige! Inutile de vous le dire que ce n’était pas un grand cru. JMD 21 mars, 2007 CAMBODGE JOUR 4 Accompagner de notre « fixer », Madra, et d’une jeune guide Sopeaph (son nom signifie douce), nous avons voyagé en voiture toute la journée. Mais, pour Sopeaph le voyage a été tout sauf doux. Sopeaph est Phnong et pour elle voyager en voiture est non habituel! L’odeur des tuyaux d’échappements des camions que nous suivions, les accélérations et les décélérations et même le climatiseur la rendait malade. Finalement, après un trajet de 10 heures, nous nous rendons dans la province du Mondulkiri. Plus précisément au village de Sen Monorom. Cet endroit à 20 kilomètres à l’ouest du Viêt-Nam est magnifique. Une image de carte postale. Une région encore sauvage avec des collines et des vallées peint de vert. Et, il y a la jungle rempli de cris d’oiseaux qu’on surnomme « La Forêt des Esprits. » Les habitations, que nous apercevons en chemin, sont des une pièce faite de bois et soulevée entre 3 et 5 mètres du sol, en raison de la saison des pluies entre mai et novembre. Les gens ici vivent de la terre, n’accumulent aucune richesse et croient aux esprits. J’ai bien hâte, encore une fois, de vous montrer les images. Par contre, comme je l’avais anticipé, notre hôtel (qui est très propre et confortable en passant), n’est pas équiper d’Internet ou même de téléphone. Nous sommes dans la jungle ici! Donc, je vais être obligé de conserver ses pages de journal jusqu'à mon retour avant de pouvoir vous le publier….. JMD 20 mars, 2007

mardi 20 mars 2007

CAMBODGE JOUR 3

Après 72 heures de voyagement sur trois lignes aériennes, taxis, rickshaws et en passant par douze fuseaux horaires nous sommes finalement rendus à Phnom Penh. On peut vraiment dire que nous sommes à l'autre bout du monde! À première vue la ville, comme toutes capitales du tiers monde, est bondé de vie. Par contre, Phnom Penh est plutôt propre et on dirait une ville qui est entrain de faire peau neuve. Notre « fixer », Madra, connais très bien sa ville est il nous décrit son pays avec beaucoup d'amour et de chagrin en nous parlant de l'époque des Khmer Rouge. Aussitôt rendu à l'hôtel River Star avec vue sur le Mekhong, nous sommes allé à la rencontrent de nos contacts. Il est maintenant 23h00 et la pluie vient de commencer. Après une première journée qui me rappel des pires jours humidité d'été à Montréal cette pluie est la bienvenue. Demain nous nous dirigeons vers la province du Mondulkiri à 7 heures de voiture à l'est de Phnom Penh ou les Phnong (prononcé : Buonong) se trouvent. Espérons qu'il y a Internet dans la jungle pour que je puisse vous écrire! JMD 19 mars, 2007

vendredi 16 mars 2007

CAMBODGE JOUR 1

Aujourd'hui je part filmer d'autres aventures à l'autre bout du monde ! Cette fois je part pour le Cambodge et l'Inde. Du 19 au 31 mars je vais réaliser et tourner avec mon collegue journaliste, Simon Thibault, un documentaire qui porte sur les droits territoriaux des Pnongs, (PNONG: un groupe ethnique de minorité cambodgienne indigène, a trouvé principalement dans la province de Mondulkiri. La minorité de Pnong sont des animistes qui vénèrent la nature). Ensuite, du 1er au 14 avril je me rendrai au nord de l'Inde à Dharamsala ou je louerais une chambre près du temple du Dalaï-Lama pour méditer et monter le matériel tourner au Cambodge. Et finalement, du 15 au 29 avril je vais me rendre au centre ouest de l'Inde dans le désert du Rajastan pour joindre, en tant que directeur photo, le réalisateur Robert Cornelli et une journaliste indienne, Patrakha Chatterjee. Nous allons filmer un documentaire sur les femmes atteintent du SIDA. J'ai bien hâte de vous présenter ses images sur les ondes de Télé-Québec cet automne. Mais, d'ici là je vous offre mes réflections dans un journal de bord que je débute aujourd'hui. JMD 16 mars, 2007.