
CAMBODGE JOUR 7
Comme toutes les populations autochtones de la planète, les Phnong sont en voie de disparition. Leurs façons de vivre sans se préoccuper de l’heure du jour, sans accumulation de richesse, vivant en collaboration avec leur communauté et en harmonie avec l’environnement sont un style de vie maintenant vu comme choses du passé.
Sobem, 65 ans (voir photo), vie dans la tradition des Phnong comme l’a fait tant de générations avant lui. Son habillement, (ou plutôt, le peu de vêtement qu’il portait!) sa spiritualité en harmonie avec la forêt, et sa relation avec les autres membres de sa famille et de sa communauté me semble si simple, si pure. Du levé au couché du soleil, sa vie prend toutes son sens : le respect des autres, manger quand il a faim, construire une habitation pour se protéger des éléments, se reposer quand il en a de besoin et de vivre en écoutant l’environnement autour. Par contre, son modèle de vie est aujourd’hui menacé et je pourrais même vous dire qu’il sera disparu prochainement. L’économie d’un pays et de la planète ont un autre modèle en tête.
D’avoir pu rencontrer et converser avec Sobem m’a apporter tellement au plan humain. Malheursement, mes enfants n’auront pas cette chance incroyable. Une rencontre que mes photos et mon vidéo essayeront de préserver. J’espère seulement que mes enfants n’iront pas croire que les scènes tourné font partie d’un film de fiction!
JMD
23 mars, 2007

CAMBODGE JOUR 6
On n’arrête pas le progrès de la mondialisation. Même dans un coin de pays aussi reculer que le Mondulkiri la globalisation fait son chemin.
Vers 20 heures hier soir, Madra m’a invité d’aller explorer le village de Sen Monorom ensemble. Le ciel était plein d’étoiles. L’aire était fraiche. Sur la rue centrale s’était plutôt tranquille avec quelques motos et une jeep. Des gens assis dans les restos buvant, parlant et regardant la télé. Et, des boîtes de nuit ou les filles attendent des clients au pied de la porte. Dans ce village d’environ 20,000 habitants, nous avons pu compter au moins 4 de ses boîtes de nuit!
Au Cambodge, comme vous le savez déjà sûrement, la prostitution est malheursement choses courante et toléré. C’est une façon comme un autre de gagner son argent. Autre fois les campagnes envoyaient et vendaient à Phnom Penh leurs filles pour la prostitution. Mais, avec l’intérêt des multinationales pour le « Cheap Labor » et les ressources naturels locales, le client maintenant débarque directement en campagne.
Madra et moi, sommes allés voir de plus près et avons entrés dans l’une de ses boîte de nuit : Des néons des plusieurs couleurs très quiche éclairent la façade et l’intérieur. De la musique asiatiques Pop joue. Au fond de la pièce, une télé où des paroles en cambodgiens déroules dans le bas de l’écran. Et, environ 7 filles pour nous accueillir à la porte. “Hello, what is your name? Where are you from?” L’une des filles nous demande. Elles avaient tous l’aire d’avoir 14 ans et elles s’habillaient comme ma fille Sara! Même que, à bien y penser, ma fille aujourd’hui ne porte plus de t-shirt Pokémon et des barrettes avec de gros papillons dans les cheveux!
Madra jase avec l’une d’elle et me traduit par la suite : “Pour 5$US l’heure, on va chanter le Karaoké avec elles. Et, si nous le désirons nous pouvons avoir du sexe par après pour 25$US! ” Assez directe merci, mais, au moins on sait à quoi on peut s’attendre. Appelons ça du marketing direct!
Mais l’histoire va de mal en pire. Deux autres très jeunes fillettes étaient aussi présentent à l’entrée. Seary, 10 ans et Môme, âgée 6 ans! Je ne voulais pas y croire. Elles ne nous ont pas offerte du sexe comme tel. Mais, si nous allions chantés avec elles, Seary allait mettre le Karaoké aux paroles anglaises. Dans l’espace de 3 minutes j’avais compris que la pédophilie était aussi rendue en campagne! C’est ça aussi la globalisation.
JMD
22 mars, 2007

CAMBODGE JOUR 5
Une autre offrande, un autre poulet sacrifié!
Comme dans mon film sur le Népal les autochtones de la petite communauté de Peu Tru Leu (environ 50 habitants) nous ont invités à une petite cérémonie d’offrandes aux esprits de la forêt. Sacrifice, prières, enceints, sans oublier du vin arrosé d’un soupçon de sang de poulet!
Mettons que dans la région championne de la grippe aviaire, nous avons, Simon et moi, été un peu hésitants d’en goûté. Mais, travail et respect envers la communauté et les esprits de la forêt, nous l’oblige! Inutile de vous le dire que ce n’était pas un grand cru.
JMD
21 mars, 2007

CAMBODGE JOUR 4
Accompagner de notre « fixer », Madra, et d’une jeune guide Sopeaph (son nom signifie douce), nous avons voyagé en voiture toute la journée. Mais, pour Sopeaph le voyage a été tout sauf doux. Sopeaph est Phnong et pour elle voyager en voiture est non habituel! L’odeur des tuyaux d’échappements des camions que nous suivions, les accélérations et les décélérations et même le climatiseur la rendait malade.
Finalement, après un trajet de 10 heures, nous nous rendons dans la province du Mondulkiri. Plus précisément au village de Sen Monorom. Cet endroit à 20 kilomètres à l’ouest du Viêt-Nam est magnifique. Une image de carte postale. Une région encore sauvage avec des collines et des vallées peint de vert. Et, il y a la jungle rempli de cris d’oiseaux qu’on surnomme « La Forêt des Esprits. »
Les habitations, que nous apercevons en chemin, sont des une pièce faite de bois et soulevée entre 3 et 5 mètres du sol, en raison de la saison des pluies entre mai et novembre. Les gens ici vivent de la terre, n’accumulent aucune richesse et croient aux esprits.
J’ai bien hâte, encore une fois, de vous montrer les images. Par contre, comme je l’avais anticipé, notre hôtel (qui est très propre et confortable en passant), n’est pas équiper d’Internet ou même de téléphone. Nous sommes dans la jungle ici!
Donc, je vais être obligé de conserver ses pages de journal jusqu'à mon retour avant de pouvoir vous le publier…..
JMD
20 mars, 2007